Marie et Kaisa sont dans un chalet…

Posté sur le site de Marie Dorin le 23 juillet 2015 :

Norvège me revoici !!!

Le temps ne change pas ici : pluie, mousse, digitale violettes et roses, granit gris, herbe émeraude, pins sylvestres et compagnie.

Tout le monde à mis son habit de fête pour notre retour chez les rouges !!

Et je retrouve ma chambre : petit bureau, petite cuisine, petit lit et pas de volets. En entrant dans le chalet A c’est la première à droite. A côté de moi cette année j’ai une voisine finlandaise de première classe : le maillot jaune Kaisa Makkarainen.

En fait il faut vous imaginer un centre pour sportifs en forme de chalets de 8 chambres les unes à côté des autres sur deux étages à côté d’une grande pièce vitrée au canapé mouelleux (je préfère écrire «mouelleux» je trouve ça plus moelleux !) qui invite à faire l’impasse sur l’entraînement. Ce sont donc des canapés pièges disposés par l’ennemi prêt à tout pour nous empêcher de travailler correctement.

Ces chalets sont disposés en cercle autour d’un terrain de beach volley que nous utilisons en cas de beau temps c’est à dire très rarement. Situés légèrement sur les hauteurs, on peut voir entre deux chalets le fond de la vallée où se trouve un lac (un fjord ?) encadré de manière sévère par deux blocs de granit immenses.

Un chalet pour les filles, un chalet pour les gars, un chalet pour les fondeurs (qui sont venus avec tous leurs muscles, en particuliers ceux des sprinteurs. Il va sans dire que nous attendons avec impatience les jours de beau temps où tous ces

beaux garçons vont exhiber leurs torses lors du

fameux beach volley).

Je ferai partie des groupies assises sur un banc.

Parce qu’il va sans dire que je n’ai pas une once de talent pour les sports-co. Même si j’aime bien ça. Je suis nulle et c’est tout.

Mais je le vis bien pour le moment. Tant qu’il y a des beaux garçons à regarder je reste sur le banc de touche sans m’ennuyer.

En attendant, on bosse. On skie, on pousse, on tire, parfois mal, parfois bien, parfois très énervés quand les balles s’acharnent à toucher le blanc. Mais je me sens bien en ce moment, (assise sur une chaise en bois à toucher le bureau en bois) un peu alourdie par le travail musculaire en cours mais bien.

Par contre le troll me manque et il est de plus en plus dur de laisser la petite tête blonde à la maison…. je visionne les dernières photos en boucle et attend avec impatience l’heure du skype où je sortirai la même rengaine : «coucou Adèle, c’est maman !!» et où elle me répondra «ablablablabla to tatatatatata» ce qui signifie «salut maman trop cool les vacances chez mamie, j’ai hâte que tu ne revienne pas comme ça je mangerai des gâteaux et me ferai bercer par les histoires d’une voix douce toute la journée». Ouais, tout ça. Le langage troll raccourcit les phrases, c’est plus direct en quelque sorte.

Allez, à ce soir donc, sur skype ou devant le match de beach volley 🙂

Glissons ensemble vers la performance